V E Y S E L Ç O L A K
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V E Y S E L Ç O L A K
VEYSEL ÇOLAK TRADUIT DU TURC PAR / FRANSIZCASI : JEAN-LOUIS MATTÉI IN YENÝ BÝÇEM, N° 48 YALNIZLIÐIN SESÝ Bir küflü gece. Haydi aldatýlalým Býçaðýn kalbe deðiþi, bir baraj yýkýlmýþ içimizde. Ömrümüzdeki yýrtýk, yalnýzlýk bir cehennem Baðýrsa, gözlerinden gelen sesi duyurabilse Kenti kusacak. Baðýrsa Kendi sesinde boðulacak. Suçumla oturuyorum. Söz ve yazý utandýrýldý Güz benden baþladý, benimle yarýþtýrýldý Limanlar çürütüldü martýlarýný beklesin diye Beni yanýltan, Bir köylünün boyadýðý baþaktý. Ýçimde avcýlardan kaçan bir karaca sürüsü Dýþýmda yaþasam da; aldýðýn gömlek, onlarý da korudu Geri döndü bir ömür boyu açýlan kalbim Kuþlar dönmedi. Bulutlar ve sonbahar deðiþti ama Aþk eskimedi, beklemek eskimedi Özlemek eskimedi hiç O günden beri bir begonya sesi. VOIX DE LA SOLITUDE Une nuit moisie. Allez, soyons trompés Couteau touchant le cœur, un barrage s’est rompu en nous. Dans notre vie si un enfer de solitude déchirée Crie, s’il peut faire entendre la voix qui vient de ses yeux Il vomira la ville. S’il crie Il sera étouffé dans sa propre voix. Je reste seul avec ma faute. On a fait honte au mot et à l’écriture L’automne a commencé par moi, on l’a fait concourir avec moi Pour qu’ils attendent leurs mouettes on a fait pourrir les ports Ce qui m’a fait tromper C’était l’épi qu’a peint un paysan. En moi un troupeau de chevreuils fuyant les chasseurs Même si je vis en dehors de moi; la chemise que tu as achetée les a protégés Les a protégée aussi Mon cœur ouvert durant toute une vie s’en est retourné Pas les oiseaux. Les nuages de l’automne ont changé mais L’amour n’a pas été usé, attendre n’a pas été usé Le regret de quelqu’un ne l’a jamais été. Et depuis ce jour-là ; voix de bégonia.
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Tarkan et Candan Erçetin qui sont mes deux amis les plus proches
sur ma langue le mensonge du soleil d’hiver des « mourir jeunes »
je vais au nihilisme avec une solitude qui détonne
Je ne me plains...